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LÈGE-CAP FERRET, l’autre perle du pays de l’huître

Septembre nous offre de douces journées ensoleillées et pour ceux qui fuient les bains de foule, c’est le moment idéal pour arpenter les lieux touristiques. La plupart des commerces et restaurants sont ouverts mais les queues interminables ont disparu.

Onze heures. Pierre-Emmanuel Pelé et moi-même, partons vers la côte Atlantique. Comme travailler est plus facile quand le cadre est idyllique, nous emmenons nos dossiers Plume et mirettes du côté de Lège-Cap Ferret. Moins médiatisée que sa voisine arcachonnaise, cette bande de terre entre océan et bassin est pourtant riche de niches envoûtantes et de panoramas aussi diversifiés qu’exceptionnels.

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CLAOUEY

Un premier arrêt fait rejaillir les souvenirs. Chaque été, je venais en famille durant un mois entier. Les bains de vase, les paniers de coques et bigorneaux, les couteaux giclant au visage, les huîtres ramassées avec l’ami ostréiculteur et dégustées sur place, dans la pinasse… Que c’est bon. Bon de se rappeler et bon d’être là, sur ces terres vaseuses qui me rendent heureuse. L’air sent l’iode et les coquilles vides. Les algues s’en mêlent, épiçant le tout…

 

LE GRAND CROHOT

Nous passons de l’autre côté. La marée basse fait place aux grandes plages et les baigneurs côtoient les kitesurfeurs. Les planches glissent sur l’eau tandis que les voiles prennent l’air. Maîtrisant l’outil, l’homme tire habilement les ficelles se faisant tour à tour plume ou enclume. Plus loin, la plage est vide de vie mais habillée d’un cadavre exquis . Aucun corps n’évolue autour du crâne ensablé mais les pourtours parfaits laissent à penser que la mort est récente. Souriant à pleines dents, nous concluons à une fin heureuse. Ci-gît Luffy, pirate, feu de paille…


LE CANON, 
touchés en plein coeur

De nouveau sur la route et en direction du Cap Ferret, nous choisissons Le Canon pour la restauration du midi. Chers lecteurs, si cet article vous donne l’envie de visiter la presqu’île, ne passez pas dans ce village sans vous y arrêter. Le Canon est un trésor. Les cabanes ostréicoles vous ouvrent leurs portes. Déambuler entre elles est un délice pour les mirettes et s’y attabler pour la dégustation est un régal pour les papilles. Les bois et les couleurs flirtent avec les tuiles de façon harmonieuse. Les filets métalliques d’huîtres posés ça et là, rappellent l’activité de l’endroit. Nous sommes sous le charme. Accueillis par la marée basse avant de nous délecter de fruits de mer, c’est un parterre inondé de bleu que nous quittons. Pontons et terrasses permettent l’avancée sur l’eau. Il serait dommage de ne pas profiter du paysage et des différents points de vue.

 

Plein phare sur le CAP FERRET

L’escalier en colimaçon n’en finit pas de monter. Atteindre le sommet, c’est grimper dix étages, soit une cinquantaine de mètres. Nous arrivons enfin. Nos poumons essoufflés s’oxygènent l’air de rien, en respirant le vent qui fouette nos figures. Nos yeux photographient 360° de panorama de toute beauté. D’ici, nous voyons l’océan, de là, la dune du Pyla. Tourner autour de la tour, encore et encore. Avaler l’air iodé et renifler les pins. Regarder les bateaux et voir l’eau s’étaler sur ses terres. Aucune lassitude à cette altitude mais le temps poursuit sa route et nous devons avancer. Nous redescendons le cœur joyeux et le sourire aux lèvres. Nous ne sommes pas encore en bas que j’imagine déjà ma prochaine montée. Les deux marrées à photographier…

 

Danse, avec l’Atlantique

Elle nous appelle. Elle chante et nous sommes tout ouïe. Nos pas guidés par le son des vagues nous rapprochent du fracas. Elle est là, devant nous. La belle océane danse, son bassin ondule. Et quand le vent s’engouffre sous sa jupe, c’est pour nous dévoiler ses plus belles dentelles. Le spectacle est partout. Tantôt timide, tantôt déchaînée, elle évolue selon les ordres soufflés par le chorégraphe Éolien. Nous sommes sereins, nous sommes bien. En accord avec les éléments, on se détend, tout simplement.

L’heure est au départ mais avant cela, nous débriefons à notre façon sur cette journée plein air. Les dossiers attendront. L’urgence a été traitée. Il était primordial de voir l’océan afin d’emmagasiner l’énergie qui lui est propre. Il était essentiel de se poser et de ne penser qu’à respirer. Il était vital de prendre conscience de ce qui nous entoure pour à nouveau écrire des bouts de vies.

Nous rejoignons la pointe du Cap Ferret où Christophe nous accueille avec gentillesse et sourire. Nos rafraîchissements font leur effet et la dune se met à nue face à nous. Elle nous invite à passer la voir mais ça, c’est une autre histoire…

Muriel JOLY & Pierre-Emmanuel PELÉ

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