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FESTIVAL COUNTRY DE LOUP BLANC

Cowboys, bikers et indiens, bienvenue !

Cela fait huit ans que Loup Blanc et sa femme Sandrine organisent chaque fin d’été, deux jours pas comme les autres sur leur propriété, à Loupiac de La Réole. Passionné de motos, de country et de camps fermés dans la nature, il n’en fallait pas plus pour que ce couple créé leur propre festival. Aidés de le fils Jacky et de nombreux bénévoles, l’événement attire les foules.

Passer des tipis aux grosses cylindrées, danser la country et croiser quelques cow-boys, tout est possible ! 

Je longe les chevaux mécaniques pour m’approcher d’une tente arrondie. J’entre au XVIII° siècle…
Petit Bonheur et Porte Plume m’accueillent et m’apprennent que cette habitation est un wigwam, une tente inventée par les Amérindiens d’Amérique du Nord. 

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De nos jours conçue en bois et coton, elle était à l’origine recouverte de peaux d’animaux. Invitée à m’asseoir, nous entamons une discussion passionnante sur cet univers que je connais peu. Les tenues sont réalisées à la main, les sacs en peau de cerf et piquants de porc sont ornés de pompons en poil de chevreuil. Quant aux chaussures, elles sont brodées et assemblées.

Tous deux vont en camp fermé quatre à cinq fois dans l’année. Durant une dizaine de jours, ils se retrouvent entre amoureux de la nature et passionnés de cette époque. Là-bas, pas question d’utiliser du plastique où autre matériau moderne. La vaisselle est en cuivre et en gré et les bijoux doivent être retirés s’ils ne sont pas réalisés dans les conditions et avec les moyens de l’époque.

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Tom et Lili, de la Nouvelle France, confirment ces propos depuis leur abris de chasseur. Autre couple de passionnés, ils sont dans la reconstitution depuis plus de vingt ans et participent à des camps fermés près de dix fois chaque année. Ce qu’ils aiment, c’est le retour aux sources. Tom navigue beaucoup en canoë, avant de s’installer dans les bois quelques jours. Chez eux, tout est rudimentaire. Après avoir connu l’invasive modernité et ses appareils électriques, seul le lave-linge a été conservé.

« J’ai plus de vingt ans d’usine derrière moi, me dit Lili. Nous avons tout laissé et nous travaillons aujourd’hui à notre rythme et selon nos envies. Nous vivons avec peu mais nous sommes riches de la vie et bien plus heureux, rajoute Tom ».

J’apprends qu’un autre couple installé face à nous part pour quatre mois au Canada. Ils sont trappeurs et l’heure est à la chasse. Leurs outils, ils les ont fabriqués. Ici, pas de distinction ni de différence sociale. Médecin, sans emploi, journaliste, secrétaire… tous sont égaux et respectueux de l’autre. On ne parle pas travail et si la discussion effleure l’actualité, ce n’est que pour quelques minutes.

Une reconstitution, c’est notre mémoire. Sans communiquer à nouveau par signaux de fumée, nous rappeler que nos besoins ne sont pas nos envies, est loin d’être inutile. Je n’irai pas jusqu’au lavoir certes, ni faire du feu pour que boue la marmite mais cette immersion qui n’a duré pourtant qu’une heure a remis les pendules à l’heure. Vivre avec mon temps tout en limitant les ordures pour protéger la nature. Je me sens bien avec mes hôtes mais je dois continuer mon périple.

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Deux siècles plus tard, me voilà de nouveau dans le monde des bikers. La transition est surprenante mais agréable. Ça, c’est le plaisir de Loup Blanc. Amoureux du deux-roues rutilant et vrombissant, ce festival est l’occasion pour lui de rassembler les copains et pour le coup, nous faire profiter du spectacle. Tandis que je déambule au milieu des chromes, quelques blousons de cuir discutent ensemble alors que d’autres dégustent un breuvage à base de houblon à la buvette. Il fait chaud, et je ferai bien pareil…

En attendant, je m’installe près de la piste. Les danseurs de country évoluent puis laissent la place aux indiens, venus interpréter quelques danses traditionnelles.
Il est temps pour moi de quitter ce lieu, où les époques et les genres se côtoient en toute simplicité et authenticité.
Sandrine et Loup Blanc, merci.

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