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LE RUGBY À XIII POUR LES NULS

Un peu d’histoire

“Nous nous sommes rendus au match sans parti pris et nous en avons eu pour notre argent. Ce rugby est splendide. Quand vous allez voir une démonstration de ce style, où les attaques déferlent l’une après l’autre, vous avez l’essentiel du rugby : le jeu à la main. Il n’y a aucun doute que ces deux équipe nous ont montré ce que le rugby peut être. Marcel de Laborderie, ex-international quinziste

Tout était dit. Le match de démonstration Angleterre/Australie, joué devant 20 000 personnes et organisé par les anglais à Paris le 31 décembre 1933 avait convaincu.
Il n’en fallu pas plus pour que Jean Galia, quinziste en rupture avec sa fédération, fonde la première équipe française, appelée « les Pionniers » ou encore les « Galia’s Boys » par les anglais. C’est ainsi, que le 06 avril 1934 naissait la Ligue Française de Rugby à XIII.

Injustement malmené et mal apprécié par le régime pétainiste, le rugby à XIII est alors interdit durant l’occupation allemande. Il n’en renaîtra que plus fort à la Libération, en septembre 1944. En 1951, le XIII de France atteint son apogée. Portée par Puig Aubert l’équipe fait une tournée victorieuse chez les australiens, allant jusqu’à épater ces derniers, qui considèrent
aujourd’hui encore cette équipe comme la meilleure de tous les temps.

*propos recueillis par l’Excelsior le 1er janvier 1934 après la rencontre Angleterre/Australie, au stade Pershing, à Paris. Extrait du livre « le rugby interdit » de Mike Rylance, Mike Rylance Publishing 2012.

De nos jours

Pratiqué dans 38 pays, il est surtout développé en Australie, Angleterre, Nouvelle-Zélande et Papouasie-Nouvelle Guinée. La France compte environ 14 800 licenciés. Sur la centaine de clubs répertoriés dans le pays, plus de moitié sont dans le Sud.

Le saviez-vous ?

Le rugby à XIII est né en 1895 dans le Yorkshire

LA REOLE XIII, depuis 1938

Avoir des équipes motivées et performantes, ce n’est pas donné à tout le monde. La Réole se paie ce luxe. Il faut dire que le staff n’est pas mal non plus, puisque la plupart sont d’anciens joueurs de haut niveau.
École de rugby, Minimes U15, cadets U17, juniors U20 , seniors, ce ne sont pas moins de 170 licenciés qui nous réjouissent les samedis et dimanches, au stade. D’après les archives, le club existe depuis 1938 et les réolais peuvent être fiers du parcours accompli jusqu’à ce jour.

Champions un jour , champions toujours

Clin d’oeil réolais

Je vous parle d’un temps que les plus de quarante ans, ne peuvent que connaître.Celui où nos héros s’appelaient Tintin, Pascal, Nico, Didier, Eric, Alain, Damien, Vincent, Couscous, Steve, Toto, Mario…
Ce temps où près des pelouses, se garaient 4L, 2CV, R5 et R12
Nous chantions, nous applaudissions, ils jouaient
Nous criions, nous les supportions, ils gagnaient
S’encaissaient les coups, guérissaient les blessures
Bien des points furent marqués ou posés en suture
Nous sortions ensemble, fêter la victoire,
Pour rire, nous amuser, manger et boire
Trois Mousquetaires et Turon, étaient nos maisons
Les vendredis et samedis, nous les envahissions
C’était un bon temps, j’y pense bien souvent…
Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans connaissent bien
Car ils sont les dignes héritiers de cette belle mentalité, ou le sport est, qualité, joie, amitié et respect.

LE RUGBY POUR LES NULS

 

 

Comme tous les clubs, celui de La Réole XIII fonctionne grâce à la générosité des particuliers, des professionnels et des institutionnels.
Chaque saison 150 000 € sont nécessaires pour financer les déplacements, les réceptions, les équipements sportifs, les pénalités administratives, toutes catégories confondues.

D’autre part, que serait un club sportif sans ses bénévoles, tous ces parents, proches et passionnés qui se donnent généreusement sans compter ? S’ils restent dans l’ombre, ils contribuent largement à la mise en lumière des joueurs.

Treizistes et quinzistes… ça passe bien

On est loin de l’époque où les conflits entre treizistes et quinzistes faisaient les gros titres et véhiculaient l’image récurrente d’une mésentente. Pour preuve, les deux clubs n’hésitent pas à s’échanger les stades selon les besoins de chacun, comprenant la nécessité de défendre les valeurs de leur sport respectif.
Oui, c’est ça l’esprit sportif ! Pas quinze, ni treize, ni onze, ni sept, ni cinq… mais tous ensemble pour ne faire qu’UN derrière un seul et même objectif : défendre les couleurs de leur ville.

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