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GIRONDE SUR DROPT

Le ciel bleu de ce dimanche après-midi m’incite à la balade. Je choisis Gironde-sur-Dropt. Je gare ma voiture rue de la République, face au monument aux morts.
Si vous pensez que ce village n’est constitué que de deux rangées de bâtisses traversées par une artère goudronnée, détrompez-vous !

J’arpente le quartier de la gare. Je tombe nez à nez avec une maison aux inscriptions étranges : 1920, bureaux, magasin, expéditions et …sapeurs pompiers. Elle me plaît autant qu’elle m’intrigue. De futures recherches sur son passé vont s’imposer. Le bourg est un cœur, les ruelles sont des veines dans lesquelles coule la vie, et ce, jusqu’au Dropt…

J’avance jusqu’au quai. Le ciel bleu met en valeur le petit bâtiment, idéalement situé au bas du village.

Vais-je voir arriver la locomotive à charbon ? Et si les voitures aux chevaux mécaniques garées devant moi étaient des pur-sangs ? Et si sur mes blue-jeans je portais un gros ceinturon de cuir ? Et si mon téléphone portable, accroché à ma ceinture, était un colt ? Le soleil chauffe, je vais à l’ombre avant que les indiens ne débarquent à leur tour…

Je continue ma route, longe les murs jusqu’à ce qu’elle se dessine. Elle est là, face à moi. Parée de son style roman, Notre-Dame de Gironde-sur-Dropt se dresse fièrement.

Belle église ou belle Dame…
Son tertre la porte,
comme des talons l’allongeraient,
Son clocher massif la couvre,
comme un chapeau la protégerait,
Ses pierres l’habillent,
comme une robe longue l’envelopperait.

 

Je traverse la rue de l’église. Le contraste entre les façades, les volets colorés et le clocher grisonnant en arrière-plan me plaît.

J’arrive au lavoir. Les lavandières ne sont plus mais le bassin est là, preuve de leur labeur d’antan. De quoi riaient-elles, qui pleuraient-elles ? Autrefois, lavait-on son linge sale en famille ? Je m’y pose un instant, j’entends fuser les rires et je vois le savon blanchir le coton.

Je reviens à la voiture et je change de lieu. J’arrive au pont à la sortie du village. Je m’engage sur le chemin à ma gauche et je décide de suivre le Dropt.
J’avance comme je le peux sur un chemin cabossé, les maïs caressent la carrosserie tandis que l’eau coule de l’autre côté. Quelques pêcheurs taquinent le gardon ou le sandre et des promeneurs foulent la terre d’un pas décidé. Je suis à peine à un kilomètre ou deux du village et me voici dans un autre monde.

C’est splendide ! Je m’empresse de faire un tour à pied pour tout voir. J’entends la Garonne chanter mais le Dropt silencieux jusque là, chante également à cet endroit. Je suis sous le charme. Le paysage est magnifique. Des arbres, de l’herbe bien verte, un vieux pont, une écluse abandonnée et la Garonne en contre-bas. 

Je souris. Tomber sur des trésors cachés est à chaque fois un plaisir réel, et là, mon trésor est de taille. Une nature préservée, joliment colorée…

 

J’aperçois la Garonne. Je descends l’escalier menant à sa plage, juste en bas de la vieille écluse. Encore un trésor.
Notre nature est belle, notre France est belle et nos villages sont riches de coins sensationnels. Belles balades à vous !

 

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